Victimisation ambiante, en sortir !

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Victimisation ambiante, qu’est-ce à dire ? Que notre époque est celle des larmoyants, des pleureuses, des éternelles victimes de tout, à tous moments, à tous propos. Il suffit pour s’en convaincre – mais est-ce vraiment utile – d’observer nos médias et nos congénères. Chacun, peu importe le sujet traité, est la victime d’un autre , le vilain pourfendeur de nos droits, de notre liberté, de nos acquis (sociaux, financiers ou autres), etc., c’est sans fin. A ce propos, l’exemple du monde du travail, et ce que nous en attendons le plus souvent, est éclairant.

débit crédit à équilibrer dans les comptes

Chacun est responsable de sa balance financière.

Pour trouver notre place dans le système économique, soit nous travaillons pour une tierce personne, soit nous nous mettons à notre compte et donc travaillons pour nous-mêmes. Lorsque nous choisissons le salariat, nous le faisons pour trouver une certaine sécurité et la tranquillité d’esprit qui va avec, du moins si nous choisissons bien notre entreprise. Lorsque nous choisissons d’être à notre compte, nous n’avons pas la sécurité ni la tranquillité d’esprit qui va avec le fait d’être à son compte, mais nous avons la liberté de choisir notre activité, nos horaires et nos clients. Lorsque nous avons choisi le salariat, nous pouvons rapidement penser que ce que nous faisons est vide de sens (tâches trop mécaniques, personnes interchangeables à volonté pour le travail effectué). En tant que salariés, nous avons vite fait de penser que nous ne sommes pas suffisamment bien rémunéré pour les efforts que nous fournissons, que les employeurs sont des voleurs et que notre chef est un pachyderme sans cervelle. Parfois nous poussons la logique jusque dans ses retranchements, nous nous syndiquons (sécurité de l’emploi, allègement des heures de travail, défenses de nos intérêts personnels), sous prétexte de servir l’intérêt collectif.

La plupart du temps, les syndiqués n’évaluent pas combien ils s’enferment eux-mêmes dans un mode de pensée sclérosant. Susceptibles et ne supportant pas la critique et donc la remise en question, ils répondent qu’il faut bien défendre la population contre les vilains capitalistes qui sont tout puissants !

Lorsque nous choisissons d’être à notre compte, nous avons vite fait de penser que nous manquons de soutien. Nous nous sentons souvent seuls, voir abandonnés, tout en considérant d’un œil morose chaque mesure anti-libérale prise par un Etat liberticide et aux abois financièrement. Lorsque nous choisissons d’être à notre compte, nous avons vite fait de penser que la prise de risque qui va avec la création d’entreprise devrait être reconnue et donc récompensée à sa juste valeur, que nous devrions être encouragés au lieu d’être dépouillé par des fonctionnaires qui ne comprennent rien de ce que nous vivons et dont le rôle est de maintenir en vie un Etat devenu monstre, un Etat alimentant des gens comme eux.

Certains poussent la logique à son extrême et se rebellent (évasion fiscale, travail au noir, fraude fiscal). La plupart du temps ces personnes ne réalisent pas que sous le prétexte de lutter pour des valeurs et des idéaux, ils se mettent en fait dans des situations illégales qui finissent par détruire leur réputation, leurs finances, voir leur liberté physique en passant par la case prison qui ne rapporte pas 20 000.

Le salarié syndiqué et l’indépendant frondeur ont un point en commun, ils se considèrent tous deux comme des victimes, ils entrent de plein pied dans cette norme de la victimisation. 

Comment sortir de la victimisation ?

sortir de la victimisation

Etre victime d’une situation malencontreuse est une chose, passer son temps à s’en délecter pour se donner de l’importance – donc se trouver des excuses – en est une autre.

Le problème, avec la victimisation, c’est qu’elle n’aide pas à avancer, c’est même plutôt un handicap. Oui, le salarié syndiqué ne se fatigue pas, il est souvent payé à ne rien faire, et personne ne peut le remettre à sa place comme il se doit sous peine d’être condamné pour harcèlement. Son objectif est atteint, sécurité maximale et effort minimum. Mais le salarié syndiqué est-il vraiment heureux ? Car enfin, il passe le plus souvent son temps à se plaindre, les émotions négatives sont son pain quotidien. Les signes de son épanouissement et de sa joie de vivre ne sautent du coup pas vraiment aux yeux. Le problème du salarié syndiqué c’est qu’il ne relève plus de défi, il s’est enlisé tout seul dans un confort mortifère, il ne se met plus en danger et n’apprend plus rien. Pour lui, chaque jour qui passe est le même que le précédent. Comment pourrait-il en être autrement puisqu’il c’est lui-même construit un univers répétitif et mécanique ! Pire, il ne dirige même plus sa propre vie puisqu’il ne se construit pas par rapport à ce qu’il est au plus profond de lui-même, mais uniquement en opposition à ceux qui l’entourent et à ce qu’il vit (voir la différence entre les réactifs et les pro-actifs, j’y reviendrais ultérieurement dans un autre article). Oui l’indépendant frondeur gagne plus d’argent, il a le sentiment d’être mieux récompensé de ses efforts et fait la nique à la population de fonctionnaires. Mais en y regardant de plus près on constate que l’indépendant frondeur n’est pas paisible, qu’il se sent anxieux d’être en dehors des clous, et l’homme libre et honnête qui sommeille encore en lui se demande s’il ne vit pas en désaccord avec ses propres valeurs. Il n’est pas aligné avec lui-même, avec son moi profond, et cela le ronge au quotidien. Le problème de l’indépendant frondeur c’est qu’il s’est lancé sur le chemin de sa liberté personnelle et financière, mais qu’il s’est perdu en cours de route, il ne comprend pas encore que c’est son besoin de reconnaissance qui l’empêche de se sentir libre (et non pas l’Etat et sa fiscalité). La plupart du temps, les gens qui se sentent frustrés par leur situation de vie ne comprennent pas qu’ils en sont les premiers responsables, et que dans la vie rien n’est immuable. Vous êtes salariés et vous vous sentez exploitez ? Mettez-vous à votre compte. Vous êtes indépendant et vous vous sentez matraqué par la fiscalité ? Déménagez dans un pays où la fiscalité vous semble plus accueillante.

Lorsque votre situation de vie ne vous satisfait plus, ce n’est ni la faute de votre employeur, ni la faute du gouvernement, sortez de cette norme de la victimisation, cette responsabilité est vôtre

Odile

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