Somnolence après un repas : Mon activité intense c’est avant de manger ! pas pour digérer…

Somnolence après un repas, tout le monde connaît ça ! Dès les bancs de l’école il est reconnu que les élèves sont ailleurs, ils ne sont plus du tout à l’écoute, ils dorment, enfin ils somnolent la plupart du temps et c’est pareil à l’âge adulte. Il y a des raisons à ça, et pas uniquement avec ces histoires d’hypoglycémie comme il est dit la plupart du temps. Explications…

somnolence après un repas

Pourquoi un animal sauvage ressent-il le besoin de dormir après avoir mangé sa proie ? Pas parce qu’il a trop mangé ou qu’il a des problèmes de digestion qui l’épuisent, non non non… C’est parce qu’il a d’abord eu une activité physique intense ! la chasse. (crédit photo : Capri23auto)

La somnolence après un repas dans le monde animal sauvage

Un animal sauvage dort toujours après avoir mangé sa proie. Pourquoi ? Sa digestion est-elle difficile ? A-t-il a un problème d’hypoglycémie (taux de sucre sanguin bas) après un gros repas ? puisque l’hypoglycémie peut aussi apparaître après un repas consistant…

Note : le taux de sucre sanguin bondit à des niveaux trop élevés pour le corps lorsque le repas est riche en glucides (pain, pâtes, pommes de terre, pâtisseries, boissons sucrées) qui se transforment en glucose, glucose qui passe dans le sang. Mais trop de glucose dans le sang c’est dangereux, donc l’organisme fait baisser la glycémie en secrétant de l’insuline, une hormone produite par le pancréas. L’insuline ordonne aux cellules du corps d’absorber l’excès de sucre présent dans le sang pour stabiliser la glycémie. C’est ainsi que le taux de sucre sanguin diminue. Mais suite à la pagaille provoquée par le pic de glycémie dû à une nourriture trop riche en glucides, le corps va produire une quantité exagérée d’insuline. Ainsi, il n’y aura pas une stabilisation du taux de sucre sanguin à un niveau raisonnable – entre 70 mg/dL et 140 mg/dL. Le trop d’insuline va provoquer une chute excessive de la glycémie, d’où une crise d’hypoglycémie.

Oui, non, mais un animal sauvage ne mange pas de pain, ni de pâtes, de pommes de terre, de pâtisseries et ne boit pas de boissons sucrées !!! Alors ???

Alors il y a de fortes chances que le problème, la cause première, vienne d’ailleurs.

Somnolence après un repas…

Retranscription de la vidéo et du podcast :

Bonjour les fous d’autonomie ! Alors aujourd’hui une vidéo avec un sujet, une question qui m’a été posée.

J’explique régulièrement, je parle du fait que lorsque l’on mange vivant, lorsque l’on mange cru, eh bien ça nous booste, ça nous donne de l’énergie, ça nous met en pleine forme. Et souvent je compare ce fait de manger vivant, de manger cru, avec le fait que lorsque l’on mange cuit bien souvent on est fatigué. Après le repas on a besoin de faire la sieste. Alors ça nous met à plat. Le fait est que c’est lourd à digérer, qu’il faut plus de temps. Quelque part c’est un peu comme si on allumait la lumière ou si on l’éteignait en fonction de ce que l’on mange. Donc quand on mange cru, quand on mange vivant on allume la lumière. Ca fait le plein d’énergie. Quand on mange cuit on éteint la lumière et on va se coucher.

A côté de ça, je dis aussi souvent qu’il faut alterner des moments d’activités intenses avec des moments de repos. Et souvent je donne cet exemple du monde animal qui va chasser.

Par exemple un renard qui va chasser, un loup, que sais-je d’autre, n’importe quel animal sauvage va chasser et une fois qu’il a mangé il va dormir. Il va faire la sieste. Et alors la question c’est, Odile, là les animaux ils mangent cru, ils ne mangent pas cuit, pourquoi est-ce qu’ils vont dormir après ? Pourquoi est ce qu’ils ressentent le besoin d’aller roupiller après le repas ?

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Épigénétique, la science de la pensée

Somnolence après un repas…

Alors explications. Une petite nuance, effectivement après un repas qu’il soit cru ou cuit logiquement on a besoin d’aller se reposer mais, est ce vraiment après le repas ou est ce à la suite de l’activité intense qu’il a fallu faire pour pouvoir avoir son repas ? Toute la nuance se situe là.

En fait, lorsque l’on était des cueilleurs, des chasseurs, nos anciens, je remonte loin dans le temps, pour s’alimenter l’humain devait passer du temps, il devait ou chasser ou cueillir ses aliments dans la nature. Mais ça sous-entendait que ça ne se faisait pas au claquement de doigts. Il n”avait pas juste à aller se poser dans un magasin, piocher un truc sous plastique et rentrer chez lui pour se le faire réchauffer. Non. Ou pour se le manger. Non. Il lui fallait un certain temps de marche ou de traque – au niveau de la chasse -, c’était une activité physique intense. C’est pas juste des mots dans le vent. C’était une réalité.

Donc ce n’était pas tant le fait de manger en soi même, le fait de manger qui était fatigant, qui était une activité intense, non. C’était ce qu’il y avait eu avant pour pouvoir manger ! et donc suite à cette activité intense il y avait le repas et après, ce moment de repos. C’est ce qui se passe dans le monde animal. Les animaux ont une activité intense pour pouvoir manger et après, ils font leur repos, leur période de sieste ou de lézarder au soleil, bain de soleil etc. Voilà, c’est ça.

Somnolence après un repas pour les humains d’aujourd’hui

Un humain d’aujourd’hui qui mange cuit, a-t-il une activité intense pour pouvoir manger ?

Bon alors il a été acheter ce qu’il a choisi, je sais pas, un steak. Décidé de se faire quoi, une ratatouille. Le temps de faire cuire, déjà d’aller acheter les ingrédients et puis après de les cuisiner alors ok, c’est une activité, ok  mais pas aussi intense que quelqu’un qui va faire des kilomètres pour trouver sa nourriture ! Mais c’est une activité aussi on est d’accord, tout dépend combien de temps on reste debout pour préparer tout ça. Ensuite il va manger.

C’est sûr il mange mais est-ce qu’il va manger quelque chose qui va le, alors ce que je dis tout le temps, le rebooster, qui va lui donner de l’énergie parce que c’est une alimentation vivante et donc le vivant booste uniquement le vivant. C’est pas quand vous avalez des trucs morts, puisque la nourriture cuite, je suis désolée de le répéter encore et toujours mais c’est de la nourriture morte puisque au delà de 40 degré de cuisson eh bien il n’y a plus aucune vitamines, il n’y a plus aucun nutriment digne de ce nom pour vous, pour régénérer votre corps.

Donc oui, vous avalez, vous avez des assiettes pleines d’aliments morts. Le top du top c’est les trucs comme les frites. C’est pourtant vachement bon quand on a l’habitude mais après, au bout d’un certain temps, quand on la notion de bon au goût et de bon pour la santé, d’un seul coup ça fait un léger décalage. Les valeurs changent au fur et à mesure. Même si j’ai eu longtemps ma période où j’adorais les frites, n’y a pas de problème.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Contemplation, tout un art de vivre

Donc voilà, donc le fait de manger quelque chose de mort, au niveau de la digestion ça va être difficile à passer quoi. Je veux dire entre quelque chose de vivant qui booste tout le système, qui fait que c’est digeste, qui fait que ça passera rapidement. Et puis le fait de manger quelque chose de pesant, comme si vous décidiez de manger des cailloux, je veux dire, vous enfiler ça, ça va être dur dur et vous allez, avouez, ça va nous prendre quelques heures et donc après, eh ben ça vous met d’autant plus à plat et ça vous oblige d’autant plus à aller dormir.

Parce que votre corps ne peut pas subvenir à tous les besoins qu’on lui demande d’un seul coup, c’est à dire de digérer quelque chose qui est indigeste, plus de tenir debout, plus d’avoir le cerveau qui fonctionne correctement et de réfléchir à tout un tas de situations, plus je sais pas moi… Vous allez lui demander de quoi, d’aller tondre la pelouse ? vous allez lui demander quoi, d’aller faire un tour en vélo, vous allez… Je veux dire, votre corps en peut plus là, c’est pas le moment quoi, repos.

Somnolence après un repas…

Alterner les moments d’activité et les moment de repos au cours d’une journée

Donc là effectivement la sieste, le repos, le moment de repos est pour le coup indispensable. Mais qu’est ce qui cause, la cause première, la nécessité première de prendre cette pause, eh bien elle diffère du cas de celui qui mange vivant. La différence se situe donc d’un côté, une personne mange cru, mange vivant, est pleine d’énergie mais va quand même aller se reposer parce qu’avant elle aura eu une activité intense, mais ça ne sera peut-être pas forcément juste après le repas, ça peut être à un autre moment, un peu plus tard. Alors que quelqu’un qui mange cuit aura besoin de faire la sieste après le repas. Ou alors il va être somnolent pendant un certain temps.

Tout le monde connait ça, je veux dire, vous baillez, vous vous sentez à moitié groggy, c’est le la digestion comme on dit. Mais quand vous digérez, que vous avez mangé quelque chose de cru, vous n’êtes pas dans cet état là du tout.

Donc je tenais à mettre des petites choses au point puisque visiblement pour certains c’était pas tout à fait clair. Je pense que maintenant ça l’est.

La nuance, effectivement, dans une journée il y a besoin de moments d’activités intenses et de moments de repos mais après un repas cru on n’a pas systématiquement besoin d’aller se reposer. Tout dépend de l’activité qui a eu lieu avant. Donc alterner. Et donc effectivement, dans le monde animal, le fait de manger sous-entend qu’avant il y a eu la traque, il y a eu la chasse et que ça a pris un temps certain et donc, ça a été le fait d’une activité physique intense et donc, cette nécessité absolue d’avoir à se reposer avant de refaire une autre activité intense et ainsi de suite. Alors qu’encore une fois, quand on mange cuit, eh bien l’activité physique intense elle est au moment de la digestion. Et là, il n’y a pas le choix il faut aller se reposer.

Somnolence après un repas…

Voilà, je crois que je vais m’arrêter là. C’était une courte vidéo. C’était une petite mise au point pour ceux qui disaient qu’est ce qu’elle raconte Odile, de quoi elle nous parle là, elle divague. Ah non je ne divague pas. Voilà, je viens de vous préciser les choses. J’espère que c’est plus clair dans vos esprits et puis, eh bien je vous dis à bientôt, dans une prochaine vidéo !

Odile

  • 8
    Partages
sed accumsan Donec elit. mattis sem,