Pleureuse du quotidien, comment en sortir

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Une pleureuse professionnelle ou, plus rarement, un pleureur est à la base une personne engagée pour feindre le chagrin lors de funérailles, afin de faire paraître plus important l’hommage rendu au défunt. Une pleureuse que je qualifie du quotidien est une pleureuse qui s’engage sur le chemin des larmes pour feindre le malheur, la douleur, afin de faire paraître plus importante… SA propre importance.

comment éviter la case pleureuse du quotidien à l'image des pleureuses professionnelles

Au cours d’une vie, de l’enfance à la vieillesse, nombreuses sont les occasions d’apitoiement, tout comme sont nombreuses les occasions de joie. Quelles sont celles que vous retenez le plus facilement ? (crédit photo ranellita)

“Si je n’avais pas vécu dans une famille qui construisait sa maison elle-même je n’aurai pas été victime des moqueries des gamins autour de moi.”

“Si je n’avais pas été élevé dans un environnement manquant de confort matériel je n’aurai pas été la risée de tous à l’école.”

“Ce n’est pas de ma faute, je n’ai jamais choisi de vivre dans une telle famille !”

“Mon père est mort j’avais 12 ans, ensuite c’est moi qui ai dû faire l’homme de la maison !” etc.

Comment soudain devenir pleureuse du quotidien ?

Tout est tellement imbriqué, que vous ne savez plus qui est responsable de quoi. Vous êtes reliés à vos proches, aux personnes que vous fréquentez. Si au cours de votre enfance vous avez vécu des périodes difficiles et quelles sont pourtant relativement bien passées parce que vous avez su aller de l’avant sans rester figé sur l’événement en question, tout va bien pour vous. Si une fois venu l’âge adulte vous avez soudain une baisse de régime pour x raisons, puis vous vous mettez en couple avec une personne ayant tendance à larmoyer sur son sort (suite logique de la baisse de régime), vous avez plusieurs possibilités qui s’offrent à vous dont en voici un petit échantillon :

  • Vous partez en courant parce que non, cela ne vous correspond décidément pas.
  • Vous restez et cherchez à changer cette personne car cette baisse de régime chez vous n’était que furtive.
  • Vous restez et perdez en cours de route votre tranquillité parce que la surenchère dans le domaine du catastrophisme est la seule alternative que vous ayez trouvé pour continuer avec cette personne, pour que celle-ci vous accepte. Un peu comme pour être accepté dans un gang, il faut montrer patte blanche. Ici il faut montrer ses souffrances passées pour être reconnu, et ce même si vous les aviez relativement bien digérées et qu’elles ne vous faisaient pas souffrir. Vous aviez même su en tirer fierté pour les avoir vaincu ! (ce qui ne me tue pas me rend plus fort) Là, vous voilà terrassé pour faire bonne mesure, pour faire comme votre moitié, pour chanter à l’unisson. Donc au final cette personne déteint sur vous, comme vous, vous devez aussi déteindre sur elle sur d’autres points.

Dans la vidéo ci-dessus (comme dans le podcast) se trouve la deuxième partie de la réponse à la question : Les enfants trinquent-ils quand les parents construisent leur maison en famille.

Comment passer du mode pleureuse à celui de la sérénité

Savez-vous accepter votre vécu sans ressentir de la colère, de la frustration, de la haine ? Savez-vous vous pardonner à vous-même ? Savez-vous pardonner à autrui ?

Il suffit de peu de chose en fait, juste exprimer de la gratitude pour l’enfant que vous étiez, pour ce jeune être en vous qui découvrait la vie et ne savait pas encore comment l’appréhender, pour cet adulte un temps fragilisé. Acceptation des souffrances de la vie, gratitude et bénédiction pour ce petit et grand vous-même qui a souffert au cours de son apprentissage de la vie (nous apprenons tout le long de notre existence). Quand nous pouvons trouver en nous-même le pouvoir de bénir les gens et les choses qui nous blessent, nous renaissons. Il faut qu’une personne soit forte pour s’élever au-dessus du bien et du mal reliés aux événements et affirmer : Aujourd’hui je suis plus que la souffrance de mon passé. Gratitude et bénédiction pour cette personne que vous rendiez responsable de tous vos maux, que dis-je, pour toutes ces personnes ! que vous rendiez responsables de tous vos maux, vous avez tellement appris d’elles. Gratitude et bénédiction pour les témoins de votre vécu, pour ceux qui ont agit avec bienveillance et ceux qui ont juste regardé sans participer directement aux violences verbales et/ou physiques.

“Je bénis (…) (placez ici le nom de celui qui souffre ou a souffert)”.

“Je bénis (…) (placez ici le nom ou les noms de ceux ou de ce qui a infligé la souffrance, il est utile d’être le plus précis possible, détails de la souffrance en question)”.

“Je me bénis dans l’acte de témoignage.”

Faire cela plusieurs fois, autant que nécessaire pour évacuer ce qui doit l’être, les vraies larmes du fond de votre corps (qui tiennent plus de l’étang saumâtre qu’à autre chose, d’où votre état d’esprit larmoyant car vous nagez en eau stagnante), pour renaître ensuite. Ouvrez les vannes ! et nettoyez tout ça au plus vite.

Chacun est libre d’agir et donc de choisir son vécu, vous êtes libre d’agir et de choisir votre vécu ! C’est de VOTRE responsabilité.

Odile

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