Devenir autonome : le survivalisme au féminin

Devenir autonome… Ce qu’il faut d’abord savoir c’est que l’autonomie d’une personne c’est d’abord et avant tout au dedans que ça se passe. Si ce n’est pas le cas, penser devenir autonome, donc être libre en ce bardant de gadgets ou d’engins plus sophistiqués les uns que les autres, oui, cela peut donner l’illusion de l’autonomie, de la liberté, mais une fois ces leurres retirés, il n’y a alors plus rien, la belle autonomie s’envole aussitôt (l’exemple type étant la voiture), si notre capacité à nous débrouiller avec trois fois rien, avec l’aide de notre imagination, de notre corps, fait défaut.

devenir autonome

(crédit photo Engin_Akyurt)

Donc pour moi, oui, l’autonomie c’est d’abord et avant tout au dedans que cela se passe. Ensuite bien sûr, peuvent venir les gadgets et autres ustensiles en tout genre, mais en cas de perte ou de manque, cela ne gêne pas outre mesure, l’autonome saura pallier au manque, les autres non, ou avec d’énormes difficultés.

Devenir autonome c’est donc déjà être autonome en soi ?

Oui, aussi curieux que cela paraisse. C’est juste quelque chose à faire ressortir de notre profondeur.

-Mais alors, se considérer comme apprenti autonome, c’est carrément un non sens ! Non ?

-Non, car l’apprentissage est aussi permanent dans cette matière là, comme dans tout dans une vie, c’est notre nourriture.

Des capacités sont à apprendre, à développer, des capacités qui permettent d’agrandir notre force intérieure. Disons que l’autonome qui est en nous, au-dedans, correspond à la racine indispensable pour permettre à la plante de sortir de terre, tout en continuant à développer son système racinaire et avoir un feuillage luxuriant. Notre enracinement, notre ancrage est de notre responsabilité. Il faut juste du temps au temps pour que le travail se fasse.

Un cheminement intérieur, profond, est indispensable avant de pouvoir observer les fruits que va offrir ce cheminement.

Quelles connaissances à avoir ?

Personnellement je me suis penchée pour la première fois sur cette idée d’autonomie en découvrant le survivalisme façon Vol West, c’était il y a plusieurs années (bien avant qu’il n’écrive son premier livre). C’est alors que j’ai découvert que j’étais déjà ce qu’il nommait une survivaliste. Et c’est de là que je me suis considérée comme une apprentie autonome, alors que j’avais déjà fait un bon bout du chemin, parce que mon indépendance, mon autonomie faisait encore défaut sur nombre de sujets (professionnel, alimentaire, énergétique, entre autre).

Et puis, à force de fréquenter cette communauté, j’ai mis à jour ce qui me manquait, ce qui à mes yeux était cruellement absent dans cette approche, les 3/4 du temps, purement masculine. C’est là que j’ai décidé de créer ce blog, Folle autonomie.

Le survivalisme au féminin

Une approche féminine de l’autonomie, avec ce qui pour moi est indispensable pour toute personne souhaitant devenir autonome, cette retrouvaille avec le Soi au travers du développement personnel. Parce que oui, comment faire surgir cet élément autonome du plus profond de son être lorsque l’on s’acharne à s’étouffer soi-même ? Donc d’abord être bien avec soi-même, ne pas avoir peur de sa propre fréquentation pour ensuite pouvoir innover et créer ce nouveau monde autonome fait d’êtres conscients et responsables.

Ensuite, l’aspect alimentaire me semblait essentiel. Alors pas à la façon plantations du potager et du verger, ni de la chasse ou de l’élevage (et ce même si j’ai la ferme intention d’en parler aussi parce que c’est pour moi un passage obligé), mais avec cette prise de conscience que manger vivant, donc cru la plupart du temps, permet au corps de se régénérer et donc de ne pas avoir besoin de pharmacie ni de toutes ces listes et piles de médicaments que les survivalistes entassent consciencieusement au cas où ! médicaments qui ont tous des effets secondaires tout ce qu’il y a de néfaste pour l’organisme. Un comble pour un survivaliste, une personne cherchant par tous les moyens à survivre selon toutes les circonstances et s’empoisonnant copieusement parce qu’il est dit par le dogme, la norme, que les médicaments sont bons pour ce que nous avons…

Devenir autonome, survivaliste au féminin, c’est aussi être confiante en la vie suite à cet apprentissage au niveau du développement personnel (ce qui manque cruellement au survivalisme classique, pour ne pas dire que c’est antinomique), c’est savoir que nous aimantons, nous attirons certaines choses à nous. Choses, événements, qualifiés de bons ou de mauvais, mais dans tous les cas utiles à notre connaissance tant que nous restons vivants.

Ce qui ne me tue pas me rend plus fort.

C’est devenir autonome sur tous les plans, dans tous les domaines, à commencer par aimer être avec soi, et donc ne pas souffrir de la solitude… C’est savoir faire la différence entre les idées et les pensées pour prendre les bonnes décisions, celles qui nous correspondent. C’est savoir être indépendant financièrement et donc au niveau du travail. C’est savoir être indépendant énergétiquement au niveau de nos habitations mais aussi au niveau de notre énergie personnelle, celle de notre corps par le biais d’une alimentation vivante.

Voilà, en gros ce qu’est devenir autonome, ici, sur ce blog Folle autonomie, et pour moi qui en suis l’auteur. Voilà ce qu’est cette approche que je nomme le survivalisme au féminin. Voilà ce que je cherche à faire passer à vous tous, mes lecteurs.

Sur le chemin de l’autonomie

Dans l’entretien, l’interview qui suit (les trois vidéos), je dévoile donc mon cheminement ainsi qu’une partie de mes racines, de mon apprentissage. En fait, les communautés que j’ai fréquenté pendant un temps sont toutes venues alors que j’avais déjà fait un bon bout du chemin. Lorsque je découvrais ces communautés, elles m’aidaient à approfondir un sujet que j’avais déjà bien entamé seule.

Nous n’avons jamais fini d’apprendre, lorsque nous avons les réponses aux questions que nous nous posions, de nouvelles questions arrivent et c’est ainsi que nous pouvons continuer notre cheminement.

Odile

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