Confiance en soi, maîtrise de soi

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Avoir confiance en soi, voilà bien une nécessité pour bien traverser l’existence. Et c’est drôle quand on y pense, de ce chemin depuis notre petite enfance, et de ce besoin que nous avons par la suite, de retrouver cette confiance qui était innée. Parce que oui, au départ, le petit enfant est pleinement confiant, que ce soit face aux autres tout comme au plus profond de lui-même. La méfiance, le doute – de soi, et du coup aussi des autres -, n’apparaissent que suite à une violence envers lui, envers ce petit qui ne connait encore rien de la vie. Lorsque la violence et l’incompréhension s’installent, la perte de la confiance en soi et en les autres suit d’office ! D’ailleurs, si l’on y réfléchit bien, le fonctionnement est exactement le même qu’avec l’amour de soi et l’amour des autres (amour qui était aussi inné). Nous ne savons pas aimer les autres tant que nous ne nous aimons pas nous-mêmes. Nous ne savons pas avoir confiance en autrui tant que nous n’avons pas confiance en nous-mêmes.

avoir confiance en soi

Pour être prêt à relever des défis, il faut un certain goût de l’effort et du dépassement de soi, une bonne dose de confiance en soi. (crédit photo 422737)

Nous savions pourtant recevoir les ondes envoyées par autrui, et si ces ondes sont négatives, nous nous mettions alors à nous égosiller dans les bras maternels. Le petit sent les choses, il ne les exprime pas avec des mots, il s’exprime comme il peut, avec les moyens du bord. Et si sa mère le réconforte, il sait au fond de lui que tout va bien, sa confiance reste intacte. Mais si sa mère le place dans les bras de celui ou celle qui provoque ses hurlements, sans doute perd-il à ce moment là toute confiance ? dépendant qu’il est des grands qui l’entourent.

Pures conjectures de ma part, mais tout de même, je pense tenir là un élément essentiel, primordial, de cette perte l’âge venant, pour certains d’entre nous tout du moins, pour beaucoup d’entre nous. Bien sûr tout cela n’est lié qu’à l’incompréhension des uns et des autres – de l’enfant qui ne peut exprimer clairement ce qu’il ressent, de la mère qui veut bien faire et ne comprend pas la raison des cris de son petit, de la personne en face qui pour une raison x ou y ne se sent pas bien devant cet enfant -, il n’y a pas d’intention mauvaise à la base (je ne parle pas d’un criminel prêt à faire des horreurs), il y a juste un parcours qui provoque des réactions. Plus tard, le travail est de retrouver cette confiance en soi, un travail de longue haleine. Je pourrais trouver d’autres exemples à des âges différents, pour des enfants plus âgés, des enfants en âge de parler. Il suffit juste d’un choc, d’une violence quelconque à un instant T, en fonction du ressenti, de la sensibilité de l’enfant.

Le lieu de vie et son influence sur la confiance en soi

Dans nos sociétés civilisées, nos mondes développés, il est de bon goût d’élever nos enfants, de les éduquer pour qu’ils puissent aisément s’insérer dans la société. Or qu’avons-nous là ? Des enfants souvent mal dans leur peau, le taux de suicides élevé de nos adolescents se chargeant de nous le jeter à la figure (une particularité de nos pays développés, particularité inconnue des pays en voie de développement).

confiance en soi

Extrait de l’article que je vous invite à lire plus bas : “J’ai passé quelques jours à élever des rennes avec le peuple Sami, j’ai vu comment les enfants étaient libres pas seulement sur leurs terres, mais à l’intérieur dans les cabanes d’été. Ils farfouillaient, cherchant de la nourriture, trouvant un petit lambeau de viande de renne cuit, un poisson fraîchement pêché ou une boite de biscuits, décidaient quoi et quand ils mangeaient : une situation qui évite cette source majeure de conflits familiaux – l’heure des repas.”

Généralement qualifié d’insouciance, d’inconscience, cette confiance première de l’enfant va se frotter à la vie et à ce qu’elle a à lui apprendre. Sans doute avons-nous ce cheminement là à faire, à entreprendre pour ensuite en prendre la pleine mesure, la pleine conscience.

Depuis un certain nombre d’années nous entendons parler d’enfants rois, d’enfants à qui l’on donnerait tout, d’enfants capricieux, d’enfants ayant une telle confiance en eux que rien ne leur résiste, surtout pas leurs parents. J’y vois là comme une étape intermédiaire, un chemin entre la rigidité d’antan et la folle autonomie à venir, un chemin entre avant mai 68 et ce qui peut advenir en ce XXIe siècle.

Pourquoi une telle assertion ? Il suffit de regarder les  enfants d’autres peuples, ces peuples traditionnels à travers le monde. Tout petits ils sont constamment en contact avec leur mère. Ce n’est qu’après l’âge de trois ans qu’ils absorbent autre chose que le lait maternel. Ensuite, il vont où bon leur semble, c’est l’autonomie. L’article Pour l’indépendance, la liberté et la maîtrise de soi – l’apprentissage dès l’enfance est édifiant à ce sujet. Ces peuples nous montrent combien notre rigueur, notre rigidité d’enseignement (dans les foyers comme dans la société) est la cause principale du malaise et du mal être de nos enfants, et de nous-même dans la foulée, puisque nous avons subit le même enseignement de nos parents.

Le contraire de l’obéissance n’est pas la désobéissance mais l’indépendance. Le contraire de l’ordre n’est pas le désordre, mais la liberté. Le contraire du contrôle n’est pas le chaos, mais la maîtrise de soi.

Un photographe illustre à merveille tout ceci au travers de ses clichés. Il s’agit de Alain Laboile, un homme ayant décidé de prendre en photo sa tribu, son clan, ses six enfants (Dune, Eliott, Luna, Merlin, Nil et Olyana) dans leurs moments les plus authentiques, dans leur pleine liberté de jeunes vivant à la campagne, loin de la rigidité des villes, du cloisonnement de celles-ci.

découvrir l'autre dans un regard d'enfant

Découverte du monde animal. (crédit photo Alain Laboile)

le jeu, cet élément d'apprentissage naturel

Liberté des corps et des jeux avec trois fois rien, ici des bottes en caoutchouc avec de l’eau. Quoi de plus simple ! (crédit photo Alain Laboile)

mimétisme entre un chat et son jeune maître

Ces deux là, ils devaient être frères dans une vie antérieure, ce n’est pas possible autrement. (rires) Le miracle du mimétisme ? (crédit photo Alain Laboile)

Sortir du cadre imposé pour mieux expérimenter

Au nom de la protection, par peur de tout, nous avons – notre société et nous au cœur de celle-ci – mis en oeuvre une batterie de dispositifs pour éviter tout dommage ! sans réaliser combien le pire de tous les dommages allait prendre le dessus : la perte de la confiance en soi. Combien d’histoires racontées à nos enfants pour leur éviter le “pire” ? La chèvre de monsieur Seguin en est un exemple frappant, IL FAUT SURTOUT BIEN RESTER DANS LE CADRE !! Ce qui est au-dehors est forcément dangereux. Le monde est dangereux ! Ingérer des plantes dans la nature est dangereux, on peut en mourir ! si l’on ne connait pas bien les espèces, c’est mieux d’acheter dans un commerce, on évite ainsi toute erreur. Je caricature ? sans doute un peu, quoique… Et notre cher Kaa, le serpent du livre de la jungle, n’est-il pas dans la lignée du dehors c’est dangereux ?

Nous en rions bien sûr, à l’âge adulte, mais plus jeune, l’effet était tout autre. Alors oui il est indispensable d’avertir des dangers qui nous environnent, tout comme il est primordial de laisser expérimenter en toute liberté.

La maîtrise de soi, là est la clef pour s’apprendre, pour se réapprendre, se réapproprier ce qui était présent et qui a été perdu en cours de route : la confiance en soi.

Odile

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Cet article est ma participation à l’événement interblogueurs que j’avais lancé le 08/08/2016 et qui s’achèvera donc le 15 septembre 2016.

Plus d'autonomie dans tous les domaines (bien-être, finances, indépendance, dév. perso) ? Découvrez comment...

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