Booster sa vie avec des personnes inspirantes

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Des personnes inspirantes… késaco ?

Des personnes inspirantes peuvent jalonner le parcours de notre vie, parfois nous en prenons conscience, d’autres fois cela ne nous semble pas si évident. Dans l’enfance, nos héros, nos personnes inspirantes sont en général nos parents, plus précisément encore, ceux qui nous élèvent, et ce mot élever a ici toute sa signification profonde, tout son sens.

personnes inspirantes

Au début, pour les filles, le papa est un dieu, et pour les garçons, la maman une déesse. Cela change avec les années, et ce même si la mère et le père restent ancrés dans l’esprit de chacun (quand ils ne restent pas ancrés comme exemples à ne surtout pas reproduire !). Au final nous prenons souvent modèle sur les représentants de notre sexe, et ce même si les représentations des deux sexes sont possibles. Comme les enfants que nous étions, nous jouons avec l’image de nos modèles, nous les imitons, le mimétisme joue là son rôle tout puissant. Quoique, le mimétisme, ou tout simplement un éclairage sur ce que nous avons à être en cette vie, le pour quoi nous sommes faits, et que ces personnes révèlent en nous par leur présence, par leur rayonnement ? Car enfin, si ces personnes là et pas d’autres nous influencent si fort, c’est qu’il y a bien une raison, c’est qu’elles nous parlent intérieurement, qu’elles font vibrer cette fibre qui ne demande qu’une seule chose, chanter ! La vibration est donc la bonne, elle nous permet de nous accorder, tel l’instrument à musique que nous sommes. Elle nous offre cette possibilité de chanter à l’unisson, avec cette particularité qui est notre, qui fait que chacun d’entre nous est unique au milieu de la grande chorale du vivant. Plus tard, nous découvrons d’autres personnes ayant pour nous cette faculté magnifique  de nous inspirer. Un professeur au cours de notre scolarité peut parfois  tenir ce rôle, un voisin, une nouvelle connaissance, un philosophe, un auteur, un chercheur, un cinéaste, un voyageur, un personnage de BD ! etc… la liste est sans fin en fonction des domaines de chacun.

Les femmes qui m’inspirent

un guide, un modèle, une personne inspirante

Alexandra David Néel (1868-1969), la première femme européenne à séjourner à Lhassa, au Tibet.

La toute première est celle que je lisais lorsque j’avais une vingtaine d’années, Alexandra David Néel. Ma première lecture d’elle m’a laissé pour toujours sur les genoux : Voyage d’une parisienne à Lhassa. Une femme hors du commun, avec une force de caractère que certains nommeraient sans doute « mauvais caractère », mais une forte personnalité, comme j’aime. Dans ses livres, ce qui m’a souvent fait sourire, c’est ce déploiement de bagages, d’ustensiles de toutes sortes qui la suivaient le plus souvent, où qu’elle aille. Une femme d’un autre siècle, mais un modèle, un guide.

Béatrix Potter (1866-1943), auteur d’ouvrages illustrés pour la jeunesse et naturaliste, elle laisse à sa mort 14 fermes, 4000 acres de terre, et ses troupeaux de moutons, au National Trust.

Béatrix Potter (1866-1943), auteur d’ouvrages illustrés pour la jeunesse et naturaliste, elle laisse à sa mort 14 fermes, 4000 acres de terre, et ses troupeaux de moutons, au National Trust.

La deuxième, c’était quelques années plus tard, il s’agit de Béatrix Potter. Créatrice de livres pour enfants avec ses délicieuses illustrations de Jeannot lapin, Madame Piquedru, Sophie Canétang, La famille Flopsaut ou Jérémie Pêche-à-la-Ligne, et j’en passe, elle savait donner vie à tout un monde enchanteur et parfois un peu terrifiant, pour les enfants. De la même génération qu’Alexandra David Néel, elle fait partie de ces femmes ayant choisi de vivre comme bon leur semblait, jetant aux orties les diktats du moment. Un film savoureux, plein de fraîcheur et de vie a retracé son existence :  Miss Potter [Édition Simple].

 

Jane Austen

Jane Austen (1775-1817), écrivain décrivant les mœurs de la petite gentry anglaise- à laquelle elle appartenait – avec réalisme, humour et ironie.

La troisième est Jane Austen, et ce malgré le peu de documentation sur sa vie réelle. Mais, si je m’inspire – c’est le cas de le dire – du film Jane
retraçant son existence, de façon romancée certes, mais peu importe, eh bien l’essentiel y est pour moi, pour ma vibration interne. Encore une femme vivant « ce pour quoi elle était faite » et ce, contre vents et marées. Un écrivain que j’apprécie et dont les choix de vie me parlent (sans parler des robes de l’époque qui me font craquer, le film Raison et sentiments avec entre autre Emma Thompson et Alan Rickman est à ce niveau une merveille de création et de restitution).

La quatrième est Christiane Singer, une femme que j’ai découverte sur le tard, mais qui est celle qui rayonne le plus, je veux dire physiquement, car une femme proche de nous – et ce même si elle est morte depuis plusieurs années -, sa présence dans les vidéos que nous pouvons consulter sur le net est juste éblouissante, une vraie merveille, je n’ai pas de mot suffisamment fort pour la qualifier tellement sa beauté intérieure resplendit, il suffit juste de la regarder, de l’écouter.

En fait, là, tout de suite maintenant, en écrivant ses lignes, je n’ai tout simplement pas envie de vous parler de ses livres, livres qui pourtant valent le déplacement. Non, sa présence seule suffit à éclipser tout le reste.

Elle rayonne de toute part. Un soleil incarné. Christiane Singer.

La cinquième, Jacqueline Kelen, au travers de ses écrits, avec en

Jacqueline Kelen

Jacqueline Kelen

particulier Hadewijch d’Anvers – Ou la voie glorieuse, un livre qui me touche pour son développement sur des femmes, les béguines, qui choisissent de vivre leur foi en dehors du cercle religieux habituel, en dehors du strict cadre imposé par l’église. Jacqueline Kelen, qui au travers de sa production littéraire abondante, ne cesse de clamer haut et fort la présence des femmes en ce monde, leur liberté d’être, leur autonomie.

Priscilla Telmon

Priscilla Telmon dans son Voyage au Tibet interdit, un documentaire de 2004.

Et la dernière, la sixième, une jeune femme ayant suivit les traces d’Alexandra David Néel – la boucle est bouclée – dans son Voyage au tibet interdit, ceci expliquant sans doute cela : Priscilla Telmon. Alors son film est très centré sur elle-même et je trouve dommage de le voir mis en avant pour « une marche en solitaire », étant donné qu’elle était accompagnée, ne serait-ce que par celui qui filmait ! mais en dehors de cela, pour les images qu’elle véhicule, oui, elle me parle, elle fait partie de ces femmes inspirantes, mais différemment, plus en surface, en apparence (et là, si je continue à parler chiffons, si je m’autorise à faire « ma fille », eh bien j’adore sa tenue vestimentaire de marcheuse ! cette longue jupe est très exactement ce que j’aime, elle a de la classe, de l’allure, tout en étant fonctionnelle).

Mes hommes inspirants

Dans les personnes qui m’inspirent il y a aussi des hommes, deux hommes :

Le premier est Henri Vincenot, un auteur qui a tout d’abord bousculé
L'auteur Henri Vincenotl’adolescente que j’étais lors de ma première lecture de lui, puis qui m’a littéralement enchanté (pour sa liberté de ton, sa vision des choses de la vie, son humour). Je retiens en particulier quatre de ses livres : La billebaude, Les étoiles de Compostelle, Le pape des escargots et Le maître des abeilles.

Nietzsche pour ZarathoustraLe deuxième est Nietzsche, avec son Zarathoustra qui reste pour moi une lecture sans pareil, source d’inspiration telle qu’il me fallait absolument glisser sur ce blog quelques lignes de ce livre, plus précisément encore, dans le leitmotiv du Manifeste de ce lieu avec ce passage :

« Ce n’est pas à la foule que doit parler Zarathoustra, mais à des compagnons. Zarathoustra ne doit pas être le berger et le chien d’un troupeau, c’est pour enlever beaucoup de brebis du troupeau que je suis venu. Des compagnons, voilà ce que cherche le créateur, et non des cadavres, des troupeaux ou des croyants. Des créateurs comme lui, voilà ce que cherche le créateur. »

Toutes ces personnes, qu’elles soient d’hier comme d’aujourd’hui, m’aident à faire éclore celle que je suis, c’est un peu comme pour un accouchement, c’est long et fastidieux mais le jeu en vaut la chandelle. Grand merci à elles.

A chacun de découvrir ses héros, ses modèles !

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