Autonomie alimentaire familiale : faire la nique aux aliments morts

L’autonomie alimentaire familiale est au cœur des préoccupations quand on souhaite s’extirper de ce que j’appelle la bouffe de grandes surfaces. Il y a tout un apprentissage à ce sujet, et autant à désapprendre juste après… 

autonomie alimentaire familiale

(crédit photo dbreen)

J’ai eu au cours de ma vie ma période survivaliste. C’est d’ailleurs suite à cette période qu’est né ce blog, Folle autonomie. Un survivaliste tel que je le comprenais était donc une personne proche du bon sens de nos anciens, ceux qui faisaient leur potager pour nourrir leur famille (donc pour leur autonomie alimentaire familiale), ceux qui faisaient leurs réserves suite aux récoltes, ceux qui faisaient leurs pots de confitures et de conserves pour l’hiver, ceux qui savaient cueillir les plantes sauvages et chasser les animaux dans la forêt, pêcher leur poisson. Bref, des personnes autonomes au niveau alimentaire, tout comme au niveau de leur habitat, nos anciens construisaient aussi leur maison (oui je sais il faut parfois remonter loin dans le temps), et pas du tout des gus creusant la terre pour construire un bunker en cas d’attaque nucléaire et autres joyeusetés (comme c’est trop souvent décrit).

L’autonomie alimentaire familiale et les stocks

De cette période j’avais développé des choses que je faisais déjà depuis des années, comme les confitures par exemple, mais en allant au delà, en créant un local que je nommais la réserve, avec dedans mes stocks de confitures maison et les bocaux de conserves également maison (lacto-fermentés + produits déshydratés comme des champignons). J’ajoutais à tout cela mes commandes de blé car je faisais alors mon pain (au levain) et je faisais ma farine en broyant les grains de blé. Tout cela était donc en place lorsque j’ai découvert… que le blé n’était en fait pas si bon que ça pour la santé… qu’il n’avait plus rien à voir avec le blé de nos anciens, qu’il faisait sac de colle dans nos estomacs, encrassant à loisir nos intestins (merci le gluten), sans parler du fait que depuis un moment déjà je me disais que cette histoire de blé rendait drôlement dépendant des autres, du commerce, car il en faut des champs de blé pour sa dose quotidienne de pain, et je ne parle même pas des pâtes, de la semoule à gâteau et du couscous ! Bref, plus mon stock était présent et plus je trouvais ça complètement fou, cette dépendance au blé. Allez semer du blé pour votre récolte personnelle ! et vous m’en direz des nouvelles. J’étais à des années lumière de l’autonomie que je recherchais.

Au cours de cette époque j’avais également investis dans des marmites en fonte pour la cuisson, ainsi qu’une marmite en fonte et à pieds pour la cheminée, en cas de panne de bouteille de gaz et de coupure de courant. Oui, un survivaliste ça pense à tout, enfin presque, les marmites faisant partie du matériel de tout défenseur de l’autonomie alimentaire familiale, donc de tout bon survivaliste au départ.

Et puis, et puis j’ai découvert l’alimentation vivante et je me suis aperçu que mes bocaux de confitures étaient ni plus ni moins un amoncellement de nourriture morte en conserve. Je conservais de la mort dans des bocaux. Je n’étais plus dans l’autonomie alimentaire familiale, j’étais tombée dans la destruction familiale par l’alimentation, le tout sous couvert d’une norme établi depuis des siècles et des siècles (on ne touche pas à la norme ! vade retro satanas…). Ces confitures étaient des aliments cuits archi cuit, qui plus est truffés de sucre, roux ok, mais tout de même raffiné, alors qu’un fruit est naturellement sucré, il n’a pas besoin de s’en faire rajouter une couche, enfin quand il est cru. J’ai alors pris conscience que toutes mes belles marmites en fonte ne me serviraient plus à rien, si ce n’est à faire joli dans le décor (et encore, trop symbole d’une façon de vivre aux antipodes de celle qui est mienne aujourd’hui), car je passais sans regret à l’alimentation vivante qui elle pour le coup, se mariait à merveille avec mon désir d’autonomie.

Mais j’avais encore bien des choses à apprendre…

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Un potager pour son autonomie alimentaire familiale, oui, mais pas avec n’importe quoi dedans

Dans la longue liste des légumes (plantes et autres fruits) que j’ai toujours voulu avoir dans mon jardin, il y avait les pieds de rhubarbe. Mais ceux que je plantais au départ dépérissaient en très peu de temps, la terre n’étant alors pas suffisamment riche pour leur convenir. Plus tard, après avoir incorporé du compost en grande quantité, j’ai eu l’immense plaisir de voir mes pieds de rhubarbe se développer jusqu’à ce que je découvre que la rhubarbe cuite… était un désastre pour la santé. Moi qui rêvais depuis des lustres de compotes, de confitures, de tartes ! j’étais subitement freinée dans mon élan, tous les pieds que j’avais planté et qui grandissaient à vue d’œil, tous ces pieds ne me servaient plus à rien pour mon alimentation, un seul suffisait amplement.

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Je cite ces passages de l’excellent livre de Norman W. Walker Votre santé par les jus frais de légumes et de fruits :

“Jus de rhubarbe

La rhubarbe est peut-être la seule plante présentant une concentration aussi élevée d’acide oxalique. Cuit, cet acide se transforme en un élément inorganique qui se dépose dans l’organisme sous forme de cristaux d’acide oxalique.

En raison de ses propriétés prétendument laxatives, il est fait de la rhubarbe un usage intensif tant chez les enfants que chez les adultes. Il n’est pas d’exemple plus parlant que celui-ci pour apporter la preuve qu’il ne faut jamais consommer tel ou tel aliment en ce basant sur un seul de ses mérites sans penser aux conséquences désastreuses que peuvent avoir ses autres composants. Les propriétés laxatives de la rhubarbe faisant leur preuve de façon plus ou moins immédiate, on oublie de s’interroger sur ses autres effets : les dépôts de cristaux d’acide oxalique dans l’organisme. Ces dépôts n’entrainant pas d’irritation immédiate, leurs effets étant insidieux et longs à se manifester, il s’ensuit que leurs conséquences sont rarement, et le plus souvent jamais, attribuées au responsable véritable : la rhubarbe cuite.

C’est probablement la rhubarbe qu’il faut incriminer dans de nombreux cas de troubles rénaux chez les enfants, et quantité de rhumatismes et fièvres rhumatismales chez les adultes pourraient être attribués, si l’on se penchait sur la question, à l’ingestion de rhubarbe cuite.

La question de l’acide oxalique est d’une telle importance qu’elle est traitée plus loin dans un paragraphe indépendant.

On peut retirer un certain intérêt du jus frais et cru de rhubarbe, à condition d’en faire un usage modéré, et seulement avec des jus tels que carotte, céleri, autre fruits et leurs combinaisons. Ainsi, elle peut contribuer à stimuler l’action péristaltique des intestins. (…)

L’acide oxalique
L’un des mystères de l’anatomie humaine est cette fonction qu’est le péristaltisme. C’est un phénomène d’ondes de contractions musculaires qui se produisent dans les organes tubulaires, en particulier l’intestin, et qui en se propageant font avancer le contenu de l’organe. Ces contractions sont suivies de relâchements successifs, il s’agit là d’une fonction involontaire, dans la mesure où notre conscience et notre volonté ne la contrôlent pas, et qui semble entièrement automatique.
L’efficacité des ondes péristaltiques cependant dépend bien évidemment de la tonicité et de la santé des nerfs et des muscles des organes concernés.
L’acide oxalique est un élément important dans l’entretien et la stimulation du péristaltisme. Il va de soi que toute activité ‘involontaire’ d’un organe du corps est conditionnée par la vie même siégeant dans les cellules et les tissus de cet organe. La vie est action, magnétisme ; alors que la mort, et toute matière morte, sont privées d’action et d’activité. Si nos organes importants – parmi lesquels figurent les appareils digestifs et excréteurs, et leurs organes sont moribonds ou morts, leur efficacité s’en ressentira, pour ne pas en dire plus… Et cet état de mort ne peut provenir que d’un manque d’atomes vivants dans les nourritures que nous procurons à notre corps. Une nourriture vivante est une nourriture qui contient des atomes et des enzymes vivants et organiques, que l’on ne trouve que dans les aliments crus.
J’ai déjà mis l’accent sur cette question cruciale de la présence de la vie dans notre nourriture. En ce qui concerne l’acide oxalique, cette question prend une importance plus grande encore. Dans un produit cru, entier ou sous forme de jus, le moindre atome est organique, vital et gorgé d’enzymes. L’acide oxalique présent dans nos légumes crus et dans leur jus est lui aussi organique et en tant que tel, il est non seulement d’un grand prix mais essentiel pour nos fonctions physiologiques.
Dans les aliments cuits et transformés, l’acide oxalique est totalement mort, absolument inorganique, et en tant que tel pernicieux et destructeur. L’acide oxalique se combine aisément avec le calcium. Si les deux sont organiques, le résultat est une union salutaire et constructive, le premier aidant à l’assimilation du second par la digestion et stimulant par la même occasion les fonctions péristaltiques de l’organisme. 

Lorsque l’acide oxalique devient inorganique sous l’effet de la cuisson ou de la transformation du produit qui le contient, il forme un composé compact avec le calcium, se combine même au calcium des autres aliments ingérés au cours du même repas, ce qui a pour effet d’anéantir la valeur de l’un et de l’autre. Ceci a pour conséquences de graves carences en calcium dont certaines ont parfois entraîné des décalcifications osseuses. Voilà la raison pour laquelle je ne mange jamais d’épinards cuits ou en conserve. Et vous ?
Pour ce qui est de l’acide oxalique lui-même, converti en acide inorganique par la cuisson, il occasionne souvent la formation de cristaux d’acide oxalique inorganique dans les reins. Les minéraux que nous ingérons avec nos aliments, le fer, par exemple, ne peuvent être assimilés et utilisés complètement par l’organisme si la cuisson les a rendus inorganiques. De plus, ils entraînent souvent l’impossibilité pour d’autres éléments d’être assimilés eux aussi.
En mangeant les épinards crus, vous bénéficierez à 100 % du fer qu’ils contiennent, alors qu’en les mangeant cuits, sachez qu’il ne vous en restera qu’un cinquième environ, ou moins !
N’oubliez donc jamais que l’acide oxalique organique est si vital pour notre santé qu’il vous faudrait boire quotidiennement le jus frais de légumes, en complément de salades comportant ces mêmes légumes crus. Les légumes renfermant les quantités les plus importantes d’acide oxalique sont donc les épinards (communs et de Nouvelle-Zélande), les bettes, les fanes de betteraves et de navets, les pousses de moutarde, le chou frisé et le chou cavalier, l’oseille à larges feuilles.”

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Dans la longue liste des légumes que je voulais absolument avoir dans mon potager le jour où j’aurai enfin mon jardin, et donc pour mon autonomie alimentaire familiale, toujours et encore, il y avait les pommes de terre, le truc indispensable à mes yeux. Les pommes de terre ça se mange sous plein de formes : sautées, frites, en purée, au milieu d’un bœuf bourguignon, etc. J’ai donc planté il y a plusieurs années des rangées entières de pommes de terre histoire d’avoir de quoi faire ! Oui mais, sauf que, lorsque j’ai eu mes kilos de pommes de terre, j’ai découvert dans les mois qui ont suivis que finalement les pommes de terre, eh bien ce n’était pas du tout l’idéal pour la santé… et que si je souhaitais en consommer, il me fallait les consommer crues ! par exemple dans des jus avec d’autres légumes. Du coup, plus besoin de ces longueurs incroyable de plants de pommes de terre dans mon potager. Tout était à revoir.

Lorsque je me suis mise à faire mes premières graines germées, j’ai tout d’abord expérimenté ça dans une assiette creuse que je mettais ensuite en haut d’une armoire, plus tard, pour faire mes propres bocaux de graines germées j’ai bricolé un système tout simple avec mes anciens bocaux de confitures, jusqu’au jour où j’ai investis dans un germoir électrique Easygreen en me disant que là au moins, je pourrais avoir ma réserve quotidienne de graines germées et pas juste deux jours sur quatre. Oui mais, sauf que, mes graines germées n’avaient plus rien en commun avec ma conception d’une nourriture saine, pleine de vie, dans le sens où elles étaient dans un environnement entièrement fait de plastique, donc isolé, alors pour l’aspect aliments pleins d’énergie électromagnétique c’était plutôt : circulez il y a rien à voir !… Sans parler de l’eau de javel à mettre une fois par semaine dans le germoir pour le nettoyer et éviter les moisissures… Du coup, j’ai revendu mon germoir Easygreen pour revenir à mes bocaux et à mes plantations en pleine terre (ou dans des jardinières en terre posées à l’extérieur pour par exemple mes jus d’herbe d’orge).

Autonomie alimentaire familiale, à nous deux !

C’est drôle quand on y réfléchi, passer une partie de sa vie à mettre quelque chose en place pour ensuite passer son temps à tout défaire. Si quelqu’un m’avait dit ça au début, je ne l’aurai jamais cru.

Quand j’obtenais ce que j’avais voulu depuis longtemps, je m’apercevais soudain que je n’en avais plus besoin, je l’avais, j’avais tout fait pour, mais ça ne me servait plus à rien, je pouvais donc passer à l’étape suivante de mon apprentissage de la vie, j’étais prête, j’avais fait mon cheminement, je pouvais poursuivre ma quête d’autonomie.

L’autonomie alimentaire familiale, oui, mais pas en jouant à la roulette russe avec la santé. Or la santé c’est quand même essentiel pour un esprit survivaliste, pour un esprit indépendant.

Autonomie alimentaire familiale, autonomie alimentaire familiale, autonomie alimentaire familiale… oui ! mais en prenant le temps de découvrir et de distinguer ce qui est vraiment bon pour le corps humain, de ce qui est absorbé uniquement par habitude.

Et vous, êtes-vous prêt à désapprendre pour mieux réapprendre et agir ?

Odile

Pour avoir votre accès direct au module S’ALICAMENTER, pour que vos aliments soient votre seule médecine ! (inclus mon astuce bocaux graines germées) :
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